Epargne salariale : un leurre !

Si l’entreprise affiche des résultats positifs, la Direction n’entend pas pour autant en faire bénéficier les salariés. Elle refuse de revenir à une politique salariale digne de ce nom, basée notamment sur des augmentations générales et le PDG se fait le chantre de l’individualisation de la rémunération. Pour lui, la rémunération doit être basée sur la performance individuelle et sur le niveau de performance de l’entreprise.

Et pour ceux qui pensaient récupérer quelques subsides au travers de la participation, le PDG inflige une douche froide. Pour lui, pas question de négocier un accord dérogatoire aux règles de calcul prévues dans la loi. En clair, si la Direction obtient ce qu’elle a demandé à la Direction Générale des Impôts (c’est-à-dire l’affectation à toutes les filiales des déficits fiscaux des Industries de France), les salariés ne toucheraient pas de participation pendant au moins 10 ans sur le rythme actuel des résultats des sociétés.

C’est ce qu’on appelle un leurre. La Direction lance la négociation sur la participation pour prétexter une « avancée sociale », négocie un accord creux et demande en retour aux salariés des sacrifices sur l’ensemble de leurs droits acquis (voir dans le tract les ambitions de la direction sur la RTT). Qui sera assez naïf pour se laisser prendre à ce petit jeu ?

1er Comité Central d’UES

Le discours du PDG lors de ce premier CCE d’UES reste marqué par sa stratégie issue de sa vision de l’évolution de l’industrie de défense en France et en Europe. La filialisation n’est pour lui qu’une étape dans la course aux alliances qu’il entend mener. Face à cette volonté d’éclatement/démantèlement qui aurait forcément des conséquences sociales, les salariés auront besoin de rester unis et organisés pour mieux se faire entendre.

En ce début d’année, ne restez pas isolés, organisez-vous, intervenez, participez en prenant toute votre place dans la CGT.