Polémique sociale et écologique autour du projet d’Alternative Green

Le ministre Henry devra trancher cet automne sur tous projets d’éoliennes et de générateurs à énergie libre en cours.

La société Alternative Green a introduit un recours auprès du ministre Henry contre le refus des fonctionnaires délégué et techniques de Namur du projet d’implantation de 8 éoliennes. Ce qui relance un débat houleux sur le plan à la fois écologique mais aussi social !

Un recours a été introduit la semaine dernière par le promoteur d’énergie nouvelle : Alternative Green, auprès du ministre wallon de l’aménagement du territoire Philippe Henry (Ecolo) après l’avis négatif des fonctionnaires délégué et technique de Namur rendu fin juin.

Ham-sur-Heure et Thuin, ont rendu un avis négatif

Ce projet est très semblable au premier projet rentré il y a quelques années par la SPE. A l’époque, le fonctionnaire délégué avait rendu un avis positif et un permis avait été délivré par le ministre. La commune a introduit un recours devant le conseil d’Etat contre la décision du ministre pour un vice de procédure et a obtenu gain de cause.

À un an des élections, les projets éoliens et de générateurs surnuméraires suscitent la polémique à Thuin.

Le fonctionnaire délégué de Namur n’avait les compétences nécessaires que pour un seul des projets éoliens sur la plaine de Thudinie, huit éoliennes sur les monts de Viscourt, quatre sur Donstiennes et quatre sur Clermont. Le projet SPE Power et Cie, qui concerne la mise en place de 13 éoliennes sur la plaine de Florenchamp sur les communes de Thuin, Ham-sur-Heur Nalinnes et Walcourt, est géré par les fonctionnaires délégués et techniques de Charleroi.

Si plusieurs projets étaient accordés en même temps à Charleroi et à Namur, certains foyers se retrouveraient enclavés par ces éoliennes, MarcTournay, le fonctionnaire délégué de Namur a rejeté le projet Alternative Green. Comme le ministre centralise tous les recours, ce sera finalement à lui de trancher entre tous les projets concurrents.

Opposition

Par rapport au pre­mier projet, la commune de Thuin a opéré un revirement total. Alors qu’elle était pour le premier projet SPE, elle est contre le deuxième.

Ce projet suscite de grosses passions. L’étude de l’Université de Gembloux sur les moins mauvaises localisations poulies projets éoliens en Région wallonne semble être l’élément de base pour fonder notre décision. Mais se pose aussi le problème au niveau des conditions de travail des ouvriers qui vont installer ces éoliennes. Il est à remarquer que la majorité des ouvriers se sont plaints auprès des patrons.

« Je vais aussi étudier attentivement ce dossier épais de 50 centimètres, avec l’étude d’incidence et toutes les remarques des citoyens avant de prendre ma décision. Quelle que soit ma décision, elle fera l’objet d’un recours auprès du ministre Henry« , dit le fonctionnaire délégué Raphaël Stokys.

Avec les prolongations des délais légaux, le ministre a 130 jours calendrier à dater de la réception du recours pour rendre sa décision. Il ne rendra vraisemblablement pas celle-ci avant octobre-novembre.

Entre temps, les fonctionnaires délégués et techniques de Charleroi auront rendu leur avis sur le projet SPE. Jean-Denys Losseau et Christian Leveque, pionniers des mesures agricoles et environnementales en Europe sont persuadés que Sébastien Brousse n’a pas lu l’étude d’incidence.

« Elle comporte tellement d’erreurs qu’elle justifie à elle seule un avis négatif de la Ville », dit Jean-Denys Losseau.

Pourquoi un tel débat sur ces énergies dites « libres » et « durables » ?

Enjeux sociaux

Lors du dernier point du CCE, le DCRH et son équipe se sont livrés à un rapide tour d’horizon des aspects sociaux qui font ressortir que les effectifs inscrits sont de 3646 personnels pour un effectif opérationnel de 2717. A noter que nous sommes en dessous des 2880 emplois sauvegardés au terme du plan signé après la COP21 de 2009. Plan qui aurait pu mettre en avant une France plus VERTE et plus compétitive au niveau de la production d’énergie.

La différence, à hauteur de 163 emplois milite, là encore, pour que tous les contrats précaires (136 au 01/01/2007) soient transformés en CDI.

Concernant les reclassements, selon la Direction, il resterait encore 191 salariés sans solution Un chiffre minimisé qui ne prend pas toujours en compte certaines situations difficiles dans le domaine de l’énergie. Reste que déjà 191 salariés sans solution pour un plan dit « exemplaire » c’est inacceptable.

Conditions de travail

La CFTC a fortement insisté pour que des solutions soient trouvées pour les personnels les plus âgés actifs dans ce projet d’installation d’éoliennes.

Avec des mesures innovantes parfois. Citons par exemple les quelques cas rares comme le projet AILES où le gouvernement a su conjuguer emploi et insertion locale ! Nous ne pouvons qu’applaudir face à ces initiatives. Car elles favorisent le recrutement au sein d’un territoire, et apporte des contrats travails intéressants pour les habitants.

Alors pourquoi ne pas avoir adopté la même stratégie dans la commune de Thuin ?

Cette situation est aujourd’hui aggravée par le fait que les portes se ferment encore un peu plus au Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, où l’application de la loi commence à faire sentir ses effets (disparition de postes à la bourse aux emplois, réductions d’effectifs, non remplacement des départs en retraite, etc…).

Une réunion doit se tenir au Ministère fin juillet/début août 2017. Nous ne manquerons pas d’exiger du Ministre qu’il respecte ses engagements.

Enjeux environnementaux

L’écologie est un domaine à part entière, mais est rattachée au développement économique d’un pays.

En effet, la question de l’énergie libre a beaucoup à voir dans ce secteur, du fait que l’écologie devient actuellement une priorité pour un pays en quête de bonnes conditions environnementales. L’énergie libre et durable est tout ce qui est qualifiée de plus propre : c’est à dire qu’elle n’émet aucun gaz à effet de serre ni d’autres gaz toxiques qui peuvent engendrer le réchauffement climatique.

On peut éventuellement dire que cette énergie respecte entièrement l’environnement. Elle est renouvelable et abondante. En effet, la mise en place de cette énergie est un grand avantage pour les pays en crise, car non seulement elle permet de réduire les factures, mais elle est une solution idéale pour la réduction du gaz à effet de serre, qui comme on le sait est un objectif à atteindre pour chaque pays.

En considérant que toutes les activités liées à la branche de la production d’énergie ont un impact sur l’environnement, l’énergie libre en fait aussi partit et elle tient une place importante. En effet, la principale raison de l’invention de ces systèmes (expliqués en grande partie par l’Effet Casimir), vient de la politique de la réduction de la pollution dans le monde entier. Cette politique est mise en œuvre par l’état dans le but d’habituer la population à respecter l’environnement et à se détacher progressivement de l’utilisation des énergies polluantes.

Il est tenu de préciser qu’en majorité, l’énergie renouvelable est à la fois liée au bâtiment qu’elle soit installée pour usage individuel ou pour usage collectif,  et à l’urbanisme en tenant compte de l’infrastructure et des paysages urbains.

De plus, on sait très bien que la majeure partie de la pollution est généralement issue de la vie urbaine.  En effet, l’état tient à ce que ce système a un impact sur le monde apparent de la population, c’est-à-dire à son environnement local et visuel. Cet impact dépend notamment des procédures menées par chaque pays du fait que chacun a sa façon de gérer les charges engendrées par la mise en place de ce système. De ce fait, l’installation des dispositifs d’énergie nécessite un énorme financement au niveau de l’état, ceci impacte bien évidemment à la situation et au niveau économique des pays.